vendredi 27 juin 2014

SAINT MICHEL

SAINT MICHEL

Live
Heure de passage : 20:00
Pop
(France)

Saint Michel n’a rien à envier à ses illustres ainés que sont Air, Gopher ou Phoenix. Le duo électro-pop versaillais assène des mélodies frondeuses et gentiment rebelles, passant de l’électro la plus pointue à une pop sentimentale et nostalgique, un spleen électronique fait d’une mélancolie jouissive, mais surtout pas dépressive.

« Notre unique leitmotiv, c’est de trouver, à l’oreille, des harmonies dignes de ce nom. » dixit Philippe Thuillier (guitare / claviers), acolyte d’Emile Larroche (basse / claviers). Et autant dire qu’à ce jeu-là, les deux compères s’y prennent plutôt bien avec des affinités musicales évidentes à chercher du côté de leurs glorieux aînés de la French Touch.

Malins, aguerris, doués de cette sagesse que l’on réserve d’habitude aux anciens, le duo se méfie néanmoins des cases, des clichés et des étiquettes comme de la peste.

De fait, la somptueuse partition de leur premier opus « Making Love & Climbing » s’est davantage écrite dans l’écrin d’une chambre qu’à l’ombre des statues ou des figures tutélaires d’Air, de Phoenix ou de Daft Punk. Et nos deux compères d’expliquer en cœur : « On croit à une forme de discrétion. Tu ne peux pas constamment envoyer du lourd pour convaincre, c’est une question de libre arbitre. Le mode “Panzer Division“, ça n’est pas notre truc. On n’est pas dans la prise d’otage artistique. »

Salué de toute part par la critique, « Making Love & Climbing » est un patchwork de titres en constante évolution, d’une étonnante homogénéité ; treize titres electros plutôt qu’organiques, ludiques plutôt qu’académiques, marqués par une volonté de ne pas en faire trop : « On aimerait croire que notre musique suffise à plaire au public, sans artifice ».
S’ils ont choisi ce titre, c’est parce que « c’est une métaphore de la vie : s’accrocher, tomber, redescendre, rebondir, s’écraser par terre. Nos paroles peuvent ouvrir sur différentes lignes de fuite, différentes interprétations. » Nul doute que l’amphithéâtre du Fort Carré sera l’écrin adéquat pour absorber ce festival d’émotions.